Animer un portail documentaire : E-sidoc

Mise à jour, datée de novembre 2017, d’un support de formation à un atelier Canopé sur le thème de la publication et l’édition d’informations sur le portail documentaire E-sidoc à destination des professeurs documentalistes.

Publicités

S’approprier des outils de publication de contenus multimédia en ligne

Support de formation d’un atelier Canopé, à destination des professeurs documentalistes, sur l’appropriation des outils de publication de contenus multimédia en ligne : Padlet, Thinglink, Genial.ly, Prezi, Powtoon et Tackk.

 

Encyclopédies collaboratives en EPI

Dans le cadre d’un EPI intitulé « De la tablette à la tablette», nous avons, avec un collègue professeur de lettres, proposé une séance sur les encyclopédies collaboratives en ligne.

Le cadre de la séance

La séance s’est déroulée dans le cadre d’un EPI sur l’histoire de l’écriture avec des classes de niveau 5ème, en co-animation professeur documentaliste, professeur de lettres ou professeur d’Histoire-Géographie EMC.

Cette fiche intervient dans une progression : tout d’abord des fiches méthodes pour rappeler aux élèves la démarche de recherche documentaire ont été distribuées. Elles évoquaient l’utilisation des usuels, de BCDI et d’Internet.

Puis cette fiche a été proposée aux élèves. Cette fiche répond à deux constats simples : en phase de recherche documentaire les élèves naviguent systématiquement sur l’encyclopédie collaborative en ligne Wikipédia et a contrario n’utilisent quasiment jamais Vikidia alors que cette encyclopédie leur est dédiée.

Objectifs de la séance :

  • Distinguer les différentes encyclopédies ;
  • Identifier la fonction d’une encyclopédie ;
  • Comprendre la composition d’un article d’encyclopédie en ligne ;
  • Naviguer sur une encyclopédie en ligne.

Compétences du socle domaine 2 « les méthodes et outils pour apprendre » :

  • Je sais utiliser un outil de recherche disponible au CDI ; [D2 3.2]
  • Je sais extraire une information et l’utiliser dans ma recherche ; [D2 3.3]
  • Je sais accéder à une ressource en ligne sur un espace dédié ; [D2 3.5]

Organisation des séances

Le professeur documentaliste effectue, au début de la séance, un rappel quant à l’utilisation des différents supports de recherches documentaires disponibles au CDI. Il s’agit ici de rappeler ce qui a été vu par tous les élèves en 6e .

Les élèves travaillent en binôme en autonomie. Au début de la séance ils utilisent les supports papiers du CDI (usuels et encyclopédies) et sont amenés à se déplacer dans le CDI ; puis ils travaillent sur Internet.

L’évaluation de la fiche est faite par binôme par un enseignant, ce qui permet une remédiation directe des apprentissages.

Une fois cette fiche terminée chaque binôme choisit son sujet de recherche sur le thème de l’histoire de l’écriture. Classiquement les élèves se sont rendus sur Wikipédia mais cette fois-ci tous sont également allés consulter Vikidia.

Fiche élèves – Technique de Recherche Documentaire Encyclopédies en ligne collaboratives

https://drive.google.com/open?id=0Bzjw2AjP0mi9OWZTaXVwT3R3WjQ

Bilan de la séance

  • Tous les élèves sans exception connaissaient Wikipédia. En revanche moins de la moitié d’entre eux connaissent Vikidia. Ils ont rapidement admis, et ce sans exception, que Wikipédia était une encyclopédie faite par des adultes pour des adultes – notamment dans le choix du vocabulaire employé – et qu’ils avaient plus de facilité de compréhension lors de l’utilisation de Vikidia.
  • Tous les élèves ont découvert ce qui signifiait le terme Wiki.
  • La notion d’écriture collaborative a pour certains été découverte, pour d’autres éclaircies. Ils ont pris conscience qu’eux-mêmes pouvaient également écrire sur ces encyclopédies et ainsi devenir wikipédiens  ou vikidiens !
  • Tous les élèves ont découvert la fonction Historique des deux encyclopédies en ligne. La notion de temporalité de l’information a donc pris ici tout son sens.

Merci à Claire Cassaigne, et à son travail sur le sujet, dont je me suis librement inspirée : https://fenetresur.wordpress.com/2014/04/16/info-doc-les-encyclopedies-en-ligne-seance-10/

En fin, il serait bon que ce type d’activité se répète tout au long de la scolarité des élèves, dans l’espoir qu’ils acquièrent des automatismes, notamment celui de consulter un site adapté à leur niveau de lecture et de compréhension.

Échelle descriptive

Dans le cadre de la réforme du Collège j’ai travaillé l’année passée sur la construction d’échelles descriptives pour l’évaluation des compétences info-documentaires. J’avais proposé la démarche suivante aux collègues professeurs documentalistes pour construire leurs échelles descriptives :


Construire une échelle descriptive

Une échelle descriptive est un outil d’évaluation communément utilisé dans l’évaluation des compétences.

Une échelle descriptive hiérarchise des niveaux de compétence (ou ceintures de couleurs), définis en termes d’exigences.

Une échelle descriptive doit être formulée de manière positive, il s’agit de mettre en place des critères de réussite.

Une échelle descriptive est à destination des élèves, elle doit donc être claire (éviter le jargon) et brève (environ 25 mots) afin que les élèves puissent s’en emparer facilement.

Une échelle descriptive doit être progressive :

En quantité ·         Travail long, travail court

·         Tâche simple, tâche limitée

·         Données nombreuses à intégrer, données peu nombreuses

·         …

Par exemple : l’élève doit fournir de plus en plus d’éléments ou réaliser un exercice plus long.
Et/ou en qualité ·         Caractère (globalement) correct de la réalisation, caractère imparfait

·         Caractère varié et riche de la réalisation, caractère simple

·         Caractère personnel de la réalisation, caractère plus commun

·         Caractère complexe de la tâche, caractère simple

·         …

Par exemple : le vocabulaire doit être de plus en plus précis, la lecture de plus en plus fluide.

 

Et/ou dans les circonstances d’exercices de la compétence ·         Avec aide, sans aide (d’une personne, de ressources, de questions intermédiaires…)

·         Réalisation rapide et efficace, réalisation plus lente et tâtonnante

·         Contraintes spécifiques et nouvelles, contexte habituel

·         Éléments imprévus et inattendus, contexte sans surprise

·         …

Par exemple : aidé par l’adulte/seul/en groupe/ dans un temps court ou long.

 

Définir les échelons d’une échelle descriptive :

  • 2 échelons : non acquis/acquis ou non validé/validé
  • 3 échelons : non acquis/ en cours d’acquisition/ acquis
  • 4 échelons : maîtrise insuffisante/maîtrise fragile/ maîtrise satisfaisante/ très bonne maîtrise
  • 5 échelons « Télérama » : hélas/bof/pas mal/ bien/ bravo

De manière générale on peut définir 4 degrés :

  1. L’élève ne sait pas mobiliser ses acquis de manière adéquate à la situation. Ce premier niveau (violet) doit faire entrer l’élève dans la compétence, il doit donc être simple, il est là pour encourager l’élève.
  2. L’élève mobilise des acquis mais peu le sont d’une manière adéquate. Niveau attendu pour un élève de 6e (niveau blanc).
  3. L’élève mobilise ses acquis de manière adéquate, même s’il y a des imperfections dans la réalisation de la tâche. Ce niveau (vert) est l’attendu du socle commun (palier 3).
  4. L’élève mobilise de manière adéquate ses acquis et la réalisation de la tâche est parfaite. Niveau qui correspond à l’élève qui s’en sortira en seconde générale (niveau bleu).

Le seuil d’acquisition de la compétence est franchi quand l’élève passe du degré 2 au degré 3.

Pour construire une échelle descriptive globale :

  • Il faut avoir préalablement identifié les tâches complexes de la matière enseignée pour pouvoir ensuite décrire des exigences qui doivent s’appliquer à l’ensemble de celles-ci.
  • Il faut commencer par décrire les deux échelons extrêmes (degrés 1 et 4) ; il s’agit là d’une précaution méthodologique pour éviter de confondre, d’une part, mobilisation adéquate et mobilisation experte et, d’autre part, mobilisation non adéquate et mobilisation partiellement adéquate.
  • Puis, il faut décrire les exigences correspondant au seuil d’acquisition : l’élève sait « plus » qu’au degré 2 mais « moins » qu’au degré 4.
  • Enfin, il ne reste plus qu’à décrire les exigences de degré 2 : l’élève sait mobiliser quelques acquis de manière adéquate mais cela reste insuffisant.

Sources :

Philippe Péaud, L’échelle descriptive globale : un outil d’évaluation du degré d’acquisition des compétences, Académie de Poitiers, http://ww2.ac-poitiers.fr/competences/spip.php?article123,  publié le 14/06/2011

ECEM, Élaboration d’une grille d’évaluation, Université du Québec, 2011, http://pedagogie.uquebec.ca/portail/sites/ptc.uquebec.ca.pedagogie/files/R%C3%A9pertoire%20de%20ressources/grilles_eval_cahier_participant.pdf

Bibliographie : Scallon, G., L’évaluation des apprentissages dans une approche par compétence, Bruxelles : Editions de Boeck Université, 2004.


Cette année je me suis lancée et j’ai élaboré une échelle descriptive concernant le domaine 2 du socle « Des méthodes et outils pour apprendre ». Elle concerne les compétences mises en œuvre lors d’une démarche de recherche et traitement de l’information en cycle 4.

ED- Démarche de recherche et traitement de l’information – Cycle 4

Cette échelle, critiquable et perfectible, est actuellement utilisée au collège, notamment dans le cadre des EPI. Il me reste désormais à construire une échelle équivalente pour le cycle 3.